L'Art Bourgeois

Publié le par Camille&Nico

Temps calme sur les terres australiennes. Nous sommes dans notre période boulot-repos-dodo, certes entrecoupée régulièrement de ballades mais pas aujourd'hui! Pour ma journée de congé et la première journée de chômage de l'homme (oui ce dernier a été contraint de mettre un terme à sa récente mais non moins flamboyante carrière dans la construction), nous avons décidé de nous octroyer un délicieux moment visionage de films sur fond de mini donuts sucre-cannelle. Un régal!
Cette petite phase tranquille me permet donc de revenir sur une sortie que nous avons faite à notre arrivée à Brisbane. Nous nous sommes, en effet, adonnés à l'art bourgeois un certain samedi soir. Oui l'art bourgeois; il y a l'art primitif, l'art moderne, l'art éphémère etc...et l'art bourgeois. Et quelle meilleure application de l'art bourgeois que l'opéra? Ces places qui coûtent les yeux de la tête que même si tu prends la moins cher tu ne verras que des dès à coudre chanter comme les petites souris de Cendrillon, ces élégantes robes de soirées que même si tu les essaies ton reflet se foutra de toi, ces bijoux précieux que même si tu les regardes de trop près tes pupilles vont se dilater jusqu'à exploser et ces invités prestigieux que même si tu les croises ils te fileront leur manteau! Et que dire de ces somptueux monuments qui accueillent ce genre de spectacle. Comment accéder à ce type de loisirs?
C'était sans compter sur l'envie de la municipalité de Brisbane, lors de son festival culturel, de faire découvrir cet art à la populas, aux petites gens comme on dit! Pour moi ça allait être une découverte, pour l'homme un peu moins puisqu'il était déjà un grand amateur de la chose. Si j'avais 15 ans je préfèrerais sans doute que ma moitié soit fan de rock alternatif et qu'elle joue de la guitare en remuant sa tignasse! Mais l’homme n'en a pas; ni de guitare ni de tignasse! Et passée 24 ans je trouve ça assez classe comme centre d'intérêt l’opéra.
Rendez-vous donc sur une aire de spectacle en plein-air, en jean, espadrilles et polaires. Ah elle en prend un coup l'image de l'opéra! Et bien moi je dis oui monsieur!, bravo monsieur !, l'art n'est pas élitiste, l'art est universel, l'art est beau et magique quand il touche le plus de monde possible qu'il soit en bas ou en haut de l'échelle, l'art est...euh rumrum passons! Armés de deux chaises pliantes nous avons ainsi parcouru plusieurs mètres, piétinant des formes humaines affalées sur des couvertures ou slalomant entre des tables de pique-nique bien garnies, afin de nous rapprocher le plus possible de la scène. Au menu: la Traviata de Verdi avec orchestre philharmonique et chanteurs de renom. Contrairement à l'homme qui a préfèré les solos, j'ai eu davantage un petit faible pour les chants de groupe où l'orchestre gronde et fait trembler le sol et nos entrailles. Là ça déménage!
L'expérience a donc été très agréable, pas bouleversante, je n'ai même pas fait pipi dans ma culotte (clin d'oeil à ceux qui tilteront!), peut-être ne suis-je pas complètement sensible à ce style de musique, mais elle a été, néanmoins, très intéressante et très enrichissante. Il faut s'ouvrir à tout hein! Un petit conseil, profitez d'un festival ou d'une toute autre manifestation culturelle qui proposerait un opéra gratuit ,histoire de voir si ça vous botte avant de claquer votre quart de salaire dans une place!
Allez vive l’éclectisme!

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Publié dans Tourisme-Découverte

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D

je pense que cela doit etre super julia ? oui j'ai tilté.


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C


Bien joué papa; et bien un petit clin d'oeil pour toi ;-)!