Brisbane [4]: Bulimba
Après 7 jours de curage de WC, de pliage de draps au carré, de dépoussiérage, de nettoyage de glace etc…, il était temps de faire une pause flânerie. Quel bonheur d’avoir un jour de repos en plein milieu de semaine ; mais l’Homme n’ayant pas ce genre de privilèges, c’est seule que j’allais devoir profiter de cette journée.
J’avais donc décidé de ne pas rester cloîtrer à la maison et de découvrir un quartier de Brisbane situé à 4 kilomètres environ de celui où nous habitons, j’ai nommé Bulimba. Avec un nom pareil, ce quartier ne pouvait être que merveilleux ; on aurait dit le nom d’un pays imaginaire peuplé de créatures féériques ou d’une fête foraine rétro et mystérieuse. Imaginez ces grosses lettres d’or B.U.L.I.M.B.A inscrites sur un grand panneau rouge aux volutes anciennes et à la peinture écaillée qui vous signale l’entrée d’un monde loufoque, étrange et enchanteur. « Bienvenue dans vos rêves les plus fous ! » dirait un géant en salopette à rayures tout en vous offrant une pomme d’amour.
Je suis donc partie à la rencontre de ce quartier si agréablement nommé en fin de matinée. Après une demi-heure de marche, me voici arrivée dans ce qui s’avère être la petite sœur de Latrobe Tce : Oxford Ste. Y’a pas à dire, les Australiens savent y faire avec les boutiques de charme. Moins fournie que son ainée, cette dernière offre néanmoins un certain nombre de magasins trop-chous-trop-mimi-que-même-si-on-pouvait-on-achèterait-toute-la-marchandise-et-les-meubles-avec. Oui, c’est un peu long comme nom, mais ils le valent bien !
Je pourrais donc vous proposer un deuxième article où je vous parlerais de mon amour immodéré pour ces boutiques au contenu fichtrement hétéroclite et à la déco bigrement adorable, mais je pense que vous avez déjà compris l’idée avec l’article précédent. Une échoppe a néanmoins retenu particulièrement mon attention aujourd’hui, un magasin pour enfants avec énormément d’articles destinés à la fête : des sachets à pop corn, des guirlandes de fanions fleuries, des pailles colorés à pois et des gobelets assortis, des invitations funs et rigolotes ; ça donnerait presque envie de faire un gouter d’anniversaire avec toutes ses copines et de se déguiser en princesse pour l’occasion ! Une chose est sûr, même après avoir flânée dans une trentaine de boutiques de ce style, je suis toujours aussi émerveillée lorsque je franchis le pas de la porte : les yeux qui brillent et un sourire béat accroché au visage.
Bon j’arrête là sinon vous allez dire que je radote. Passons au repas ! Et qui dit ballade seule, dit déjeuné seule. C’est fou comme être à des milliers de chez soi peut vous faire faire des expériences nouvelles. Sans que cela ne vous semble si étrange. Manger seule à l’extérieur n’est pas quelque chose que j’ai l’habitude de faire ; au pire, avaler un sandwich dans un parc en écoutant les oiseaux siffloter. Mais aujourd’hui, j’ai eu envie de m’attabler en terrasse, de regarder une carte et de me faire plaisir. Et attention, avec aucuns substituts à la présence humaine, pas de livre à feuilleter nonchalamment, ni de musique à faire hurler dans les oreilles ou de portable à pianoter frénétiquement. Moi et moi seule, et mes pensées aussi ! J’ai donc commandé une bruschetta pesto, tomate, oignon, parmesan et vinaigre balsamique. Un délice ! Le problème en commandant le plat le moins cher à la carte, c’est que la quantité va de paire. J’ai donc quitté la table les papilles comblées mais le ventre à moitié rempli.
Un peu plus tard, toujours sur Oxford Ste, je suis rentrée dans une librairie-salon de thé. C’est fou ce que j’adore ce concept. Je laisse trainer mes yeux un peu partout et sur quoi tombent-ils ? Sur de bonnes grosses cloches à cookies. Les différentes variétés semblent vous foudroyer d’ondes visant à vous inciter à en choisir une, plutôt qu’une autre ! Un vrai combat de coq ! Hmmmm que tout ça à l’air fameux !
Flashback : Mardi soir, vers 20h. Camille et l’Homme viennent de s’enfiler en moins de 8 min une plaquette de chocolat noisettes. Après s’être rincer vigoureusement la bouche et avoir avalé une grande rasade d’eau, espérant que le sain liquide allait annihiler les effets dévastateurs de ce gavage en règle, Camille dit : « Je ne mange plus une seule cochonnerie de la semaine ! ». L’Homme : « Pfffff ! » « Quand je dis la semaine, je veux dire jusque vendredi, après c’est le week-end ! ». Autant ne pas s’imposer des règles trop strictes si ça n’est pas pour les tenir, hein !?
J’ai fini par choisir le cookie figue-noix de pécan. Bah quoi j’ai dit figue ! Et puis étant donné que j’ai dégusté mon dessert sur le chemin du retour, chaque bouchée est allée directement alimenter en carburant mes muscles fessiers. Aussitôt avalé, aussitôt dépensé !
La conclusion de cette journée est donc que Bulimba est un quartier extrêmement agréable où il fait bon flâner et que je n’ai aucune volonté.
Et vous, qu’avez-vous fait en ce beau mercredi d’octobre ?
Petit noeud-barette, 8$, rayon enfant
Cookie figue-noix de pecan
Bruschetta pesto, tomates, oignons, parmesan, vinaigre balsamique